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- La lecture linéaire
Le retour en grâce de la lecture linéaire Désormais (sept.2019) les élèves et le professeur pratiqueront, en vue de l'épreuve orale, un commentaire linéaire du texte, en s'interrogeant au fil de la lecture, et en suivant le rythme, le mouvement impulsé par le texte littéraire: le cheminement dans le sens du texte s'élabore progressivement, en suivant le texte. Bien-sûr le texte reste problématisé (il y a bien un fil conducteur, une ligne de force qui traverse le texte, le justifie et qu'on doit, en tant que commentateur, mettre en valeur), mais l'explication linéaire suit le texte, sans le souci de devoir en plus rechercher une armature en forme de plan d'étude (le fameux "plan" d'explication en parties et sous-parties qui ajoutait à la compréhension du texte un défi formel, celui de bâtir une explication comme figée dans son architecture), comme cela était le cas au niveau lycée jusqu'à présent. Évidemment, rien n'empêche de revenir au fil de l'explication à des moments annoncés ou anticipés, de reprendre des propos déjà évoqués pour les développer à l'occasion d'un nouveau repérage, bref, de circuler dans le texte, et de connecter plusieurs passages du texte. La lecture linéaire ne veut pas rendre compte de tous les aspects du texte; la délimitation du texte en un extrait de 20 lignes environ (de prose continue) et la durée impartie pour l'épreuve orale (8 mn) ne permettront pas une telle prétention à l'exhaustivité. Enfin, cette lecture linéaire qui n'est ni de la paraphrase ni de l'énumération de figures de style, veut reproduire la déambulation subjective normale, crédible, réaliste d'un lecteur dans un texte. L'esprit de l'exercice selon le site ministériel: https://cache.media.eduscol.education.fr/file/FRANCAIS/95/7/RA19_Lycee_GT_2-1_FRA_ExplicationLineaire_1160957.pdf Olivier BARBARANT, Inspecteur Général des Lettres, veut rendre justice au texte, au rapport au texte, au goût du texte par la lecture linéaire: https://lettres.ac-versailles.fr/spip.php?article1492
- (poésie) Senghor
Téléchargeable au format pdf, la séquence poésie SENGHOR, Hosties noires (oeuvre intégrale par extraits). Un groupement préparatoire ce panorama présentatif et représentatif de ce genre complexe qu'est la poésie. Il s'agira, avec le professeur en classe, lors de la phase de découverte et de présentation du genre, de problématiser la séquence , mais ce document pourra s'avérér également (fort) utile en vue de préparer le devoir n°6 (ci-dessous). Se préparer aux questions d'oral (2nde partie, dite "entretien") Comment définir "la poésie"? Comment comprendre Michel Houellebecq lorsqu'il affirme en une du quotidien Libération le 02 avril 2013 que "le monde est indigne de la poésie"? Comment comprenez-vous le choix qui opéré pour l'affiche du printemps des poètes édition 2014 (ci-dessous) ? Senghor a été taxé d'écrivain "engagé". Est-ce légitime, normal, justifié, efficace quand on est poète que de vouloir s'engager? Pourquoi selon vous les gens lisent-il (si) peu de poésie? Qu'en est-il de la poésie contemporaine? Quels sont les grands poètes francophones vivants? Quel type de poésie font-ils? La "Négritude": comment la définir? Quelle est son actualité aujourd''hui (années 2000)? La Négritude n'est-elle que littéraire? Trouve-t-on des équivalents de la Négritude francophone dans d'autres aires linguistico-culturelles? Pourquoi le professeur a-t-il choisi Senghor pour la séquence poésie, selon vous? Le genre poétique Deux images qui questionnent le genre poétique cette image que je donne souvent en oral ou oraux de bac : il s'agit de la Une du quotidien national Libération parue le 02 avril 2013 Autre image à interroger, l'affiche du Printemps des poètes 2014 j'ai demandé en oral blanc à des candidats dubitatifs -alors qu'il n'y a franchement pas de quoi- "pourquoi lui?" Non, les poètes ne sont pas tous morts, ni tous drogués... On trouvera ici au format pdf une interview récente (mars 2014) d'un des poètes contemporains parmi les plus fameux, dans l'hebdomadaire culturel Télérama: Jacques ROUBAUD interview de Jacques ROUBAUD, mathématicien ET poète (vivant et en bonne santé, merci). De même, Philippe JACCOTTET (qui était au programme des terminales L en 2011) vient d'entrer à la prestigieuse collection de la Pléiade pour ses oeuvres complètes (entrée dans la Pléiade toute fraîche, datant de février 2014). http://www.la-pleiade.fr/Auteur/Philippe-Jaccottet Dans la série "bon à méditer" voici le discours du Nobel de Saint-John Perse le poète français récepteur du Nobel en 1960 et dont toute l'oeuvre poétique est parue chez Gallimard. Les devoirs-maison Le sujet de devoir n°6 (dissertation) de la séquence: à rendre pour le lundi 07 avril 2014 (1ES4, 1S2) ou le mardi 08 avril 2014 (1ESL) sur feuille. Dans La poésie comme l'amour (1998), le poète et critique Jean-Michel MAULPOIX écrit : Qu’est-ce, en effet, qui, mieux que l’amour, est affaire d’élection et de lien, sinon la poésie qui, comme lui, « risque tout sur des signes ». Tout autant qu’une affaire élective de mots isolés et choisis, extraits de la langue commune et en quelque manière rendus irremplaçables, la langue est dans le poème une affaire de tropes, d’images, de métaphores, c’est-à-dire un vaste système de transferts, de transports et de correspondances : tissages, tissu, réseau de signes. Les choses y comparaissent, « les unes grâce aux mots des autres ». En vous appuyant sur les poèmes étudiés en cours ou fréquentés au fil de vos lectures personnelles, vous expliciterez l’affirmation de Jean-Michel Maulpoix et vous réfléchirez aux enjeux de la poésie. Le sujet de devoir n°7 (devoir de type-bac) à rendre pour le tout début mai 2014 , le sujet du devoir 7, téléchargeable au format pdf. Césaire sur la Négritude, sur Senghor . Césaire qui lit son poème "dyali" https://www.martinique.franceantilles.fr/actualite/societe/aime-cesaire-100-ans-videos/cesaire-lit-dyali-210393.php La négritude & les droits civiques En peinture, JM BASQUIAT: cf. ce lien fourni par les galleries GAGOSIAN qui exposent et promeuvent Basquiat depuis plusieurs décennies à travers le monde. Sciences politique & sociologie Le cas "Angela Davis" héroïne des droits civiques aux USA, longtemps emprisonnée pour ses combats, ici conférence donnée à l'univ. de CHICAGO: une interview d'Angela DAVIS pour Channel 4 : Le contexte historique autour de Hosties noires Le recueil Hosties noires (1948) s'inscrit dans le contexte douloureux de l'après-guerre, d'autant plus difficile pour Senghor qu'il a fait partie des "tirailleurs sénégalais", c'est-à-dire des troupes coloniales embarquées dans le conflit mondial et maltraité ensuite par une détention ressentie comme absurde au lieu du rapatriement attendu (que ce soit à la démobilisation de 1940 ou bien à la libération de 1944). La non-reconnaissance de cette contribution de guerre, les conditions de détention, le traitement réservé aux troupes noires-africaines a en partie généré ce recueil qui mélange lyrisme, épique mais aussi donc polémique. Pour mieux saisir l'arrière-fond événementiel et historique qui sous-tend une partie du discours de Senghor dans notre recueil, je conseille pour ceux qui s'intéressent à l'histoire coloniale, deux références accessibles: la participation du jeune historien aixois Julien FARGETTAS ici invité par France Inter: https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-04-juillet-2012 Armelle MABON résume ici ses recherches, dans un numéro de la revue Hommes et migrations de 2000. Son ouvrage est disponible aux éditions LA Découverte. La négritude après Senghor Télécharger ce document en forme de brève anthologie qui avec David DIOP, Maryse CONDE, Raphaël CONFIANT ou Patrick CHAMOISEAU réécrit le spages d'une nouvelle Négritude, qui se transforme peu en à peu en "Créolité". Pour comprendre la spécificité de la créolité, concept sociopoliticophilosophique défini par les auteurs créoles eux-mêmes, on peut écouter Chamoiseau en parler lui-même: La négritude côté US Voici l'incipit du roman Invisible man (Ralph Ellison, 1952, US) I am an invisible man. No, I am not a spook like those who haunted Edgar Allan Poe; nor am I one of your Hollywood-movie ectoplasms. I am a man of substance, of flesh and bone, fiber and liquids -- and I might even be said to possess a mind. I am invisible, understand, simply because people refuse to see me. Like the bodiless heads you see sometimes in circus sideshows, it is as though I have been surrounded by mirrors of hard, distorting glass. When they approach me they see only my surroundings, themselves, or figments of their imagination -- indeed, everything and anything except me. Nor is my invisibility exactly a matter of a bio-chemical accident to my epidermis. That invisibility to which I refer occurs because of a peculiar disposition of the eyes of those with whom I come in contact. A matter of the construction of their inner eyes, those eyes with which they look through their physical eyes upon reality. I am not complaining, nor am I protesting either. It is sometimes advantageous to be unseen, although it is most often rather wearing on the nerves. Then too, you're constantly being bumped against by those of poor vision. Or again, you often doubt if you really exist. You wonder whether you aren't simply a phantom in other people's minds. Say, a figure in a nightmare which the sleeper tries with all his strength to destroy. It's when you feel like this that, out of resentment, you begin to bump people back. And, let me confess, you feel that way most of the time. You ache with the need to convince yourself that you do exist in the real world, that you're a part of all the sound and anguish, and you strike outwith your fists, you curse and you swear to make them recognize you. And, alas, it's seldom successful. June Jordan (1936-2002), poétesse, activiste et universitaire américaine dans "Poem about my rights " (in Passion: new poems 1977-1980) Even tonight and I need to take a walk and clear my head about this poem about why I can’t go out without changing my clothes my shoes my body posture my gender identity my age my status as a woman alone in the evening/ alone on the streets/alone not being the point/ the point being that I can’t do what I want to do with my own body because I am the wrong sex the wrong age the wrong skin and suppose it was not here in the city but down on the beach/ or far into the woods and I wanted to go there by myself thinking about God/or thinking about children or thinking about the world/all of it disclosed by the stars and the silence: I could not go and I could not think and I could not stay there alone as I need to be alone because I can’t do what I want to do with my own body and who in the hell set things up like this and in France they say if the guy penetrates but does not ejaculate then he did not rape me and if after stabbing him if after screams if after begging the bastard and if even after smashing a hammer to his head if even after that if he and his buddies fuck me after that then I consented and there was no rape because finally you understand finally they fucked me over because I was wrong I was wrong again to be me being me where I was/wrong to be who I am which is exactly like South Africa penetrating into Namibia penetrating into Angola and does that mean I mean how do you know if Pretoria ejaculates what will the evidence look like the proof of the monster jackboot ejaculation on Blackland and if after Namibia and if after Angola and if after Zimbabwe and if after all of my kinsmen and women resist even to self-immolation of the villages and if after that we lose nevertheless what will the big boys say will they claim my consent: Do You Follow Me: We are the wrong people of the wrong skin on the wrong continent and what in the hell is everybody being reasonable about and according to the Times this week back in 1966 the C.I.A. decided that they had this problem and the problem was a man named Nkrumah so they killed him and before that it was Patrice Lumumba and before that it was my father on the campus of my Ivy League school and my father afraid to walk into the cafeteria because he said he was wrong the wrong age the wrong skin the wrong gender identity and he was paying my tuition and before that it was my father saying I was wrong saying that I should have been a boy because he wanted one/a boy and that I should have been lighter skinned and that I should have had straighter hair and that I should not be so boy crazy but instead I should just be one/a boy and before that it was my mother pleading plastic surgery for my nose and braces for my teeth and telling me to let the books loose to let them loose in other words I am very familiar with the problems of the C.I.A. and the problems of South Africa and the problems of Exxon Corporation and the problems of white America in general and the problems of the teachers and the preachers and the F.B.I. and the social workers and my particular Mom and Dad/I am very familiar with the problems because the problems turn out to be me I am the history of rape I am the history of the rejection of who I am I am the history of the terrorized incarceration of myself I am the history of battery assault and limitless armies against whatever I want to do with my mind and my body and my soul and whether it’s about walking out at night or whether it’s about the love that I feel or whether it’s about the sanctity of my vagina or the sanctity of my national boundaries or the sanctity of my leaders or the sanctity of each and every desire that I know from my personal and idiosyncratic and indisputably single and singular heart I have been raped be- cause I have been wrong the wrong sex the wrong age the wrong skin the wrong nose the wrong hair the wrong need the wrong dream the wrong geographic the wrong sartorial I I have been the meaning of rape I have been the problem everyone seeks to eliminate by forced penetration with or without the evidence of slime and/ but let this be unmistakable this poem is not consent I do not consent to my mother to my father to the teachers to the F.B.I. to South Africa to Bedford-Stuy to Park Avenue to American Airlines to the hardon idlers on the corners to the sneaky creeps in cars I am not wrong: Wrong is not my name My name is my own my own my own and I can’t tell you who the hell set things up like this but I can tell you that from now on my resistance my simple and daily and nightly self-determination may very well cost you your life Poète, essayiste & critique de jazz, figure majeure de divers mouvements protestataires : LeRoy Jones/Amiri BARAKA (1934-2014) "Notes for a speech" (in Preface to a twenty volume suicide note, 1961) African blues does not know me. Their steps, in sands of their own land. A country in black & white, newspapers blown down pavements of the world. Does not feel what I am. Strength in the dream, an oblique suckling of nerve, the wind throws up sand, eyes are something locked in hate, of hate, of hate, to walk abroad, they conduct their deaths apart from my own. Those heads, I call my "people." (And who are they. People. To concern myself, ugly man. Who you, to concern the white flat stomachs of maidens, inside houses dying. Black. Peeled moon light on my fingers move under her clothes. Where is her husband. Black words throw up sand to eyes, fingers of their private dead. Whose soul, eyes, in sand. My color is not theirs. Lighter, white man talk. They shy away. My own dead souls, my, so called people. Africa is a foreign place. You are as any other sad man here american. Enfin, à noter que James BALDWIN, l'enfant de Harlem a fait l'objet tout récemment (février 2014) d'une soirée spéciale à l'Odéon, relayée par France Inter qui propose le podcast de la soirée. A titre personnel, confidence pour confidence, celui que j'ai le plus de plaisir, d'émotion à lire est Melvin B.Tolson, un autre poète des années 40 qui repense en permanence la tension pour ne pas dire le conflit cuturel entre l'homme qu'il est (un afroaméricain lettré) , l'homme dont il est issu (l' esclave venu d'Afrique, dont il ne cesse de revivre l'exil) et l'homme que l'Amérique des années 40 voudrait qu'il soit (un noir autant dire, un "invisible" comme le dit Ellison). LENI RIEFENSTAHL chez les Noubas du Soudan Une vision bien différente du noir, plus pris comme un corps (rituel, traditionnel) que comme un individu à portée universelle. et aussi Voici la comparaison de deux démarches, celles de JEAN ROUCH, celle de LENI RIEFENSTAHL ici, sous forme de pdf tabulé et synthétique. Texte complémentaire n°3: David DIOP Un poème datant de 1962, d'un" élève" de SENGHOR Télécharger le poème "Afrique mon Afrique"
- Les EAF réforme 2019
L'épreuve écrite (réforme 2019) Durée : 4h Coefficient 5 au baccalauréat général comme technologique Pour le baccalauréat général : un commentaire ou une dissertation Le commentaire Le commentaire porte sur un texte littéraire, en lien avec un des objets d'étude du programme de la classe de première. Le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu'il a retenu de sa lecture et justifie par des analyses précises son interprétation et ses jugements personnels. Le texte proposé pour le commentaire n'est pas extrait d'une des oeuvres au programmes. Cette production écrite est notée sur 20. ou la dissertation La dissertation consiste à conduire une réflexion personnelle organisée sur une question littéraire portant sur l'une des oeuvres et sur le parcours associé figurant dans le programme d'oeuvres. Le candidat choisit l'un des trois sujets de dissertation, chacun étant en rapport avec l'une des oeuvres du programme et son parcours associés. Pour développer son argumentation, le candidat s'appuie sur sa connaissance de l'oeuvre et des textes étudiés dans le cadre de l'objet d'étude concerné, ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelles. Cette production écrite est notée sur 20. Pour le baccalauréat technologique : un commentaire ou une contraction de texte suivie d'un essai Le commentaire Le commentaire porte sur un texte littéraire, en lien avec un des objets d'étude du programme de la classe de première, à l'exclusion de l'objet d'étude "littérature d'idées du XVIème au XVIIIème siècle". Le candidat compose un devoir qui présente de manière organisée ce qu'il a retenu de sa lecture et justifie par des analyses précises son interprétation et ses jugements personnels. Le sujet est formulé de manière à guider le candidat dans son travail. Le texte proposé pour le commentaire n'est pas extrait d'une des oeuvres au programmes. Cette production écrite est notée sur 20. ou une contraction de texte + un essai La contraction de texte permet d'apprécier l'aptitude à reformuler une argumentation de manière précise, en en respectant l'énonciation, la thèse, la composition et le mouvement. Elle prend appui sur un texte relevant d'une forme moderne et contemporaine de la littérature d'idées. D'une longueur de mille mots environs, ce texte fait l'objet d'un exercice de contraction au quart, avec une marge autorisée de plus ou moins 10%. Le candidat indique à la fin de l'exercice le nombre de mots utilisés. Le sujet de l'essai porte sur le thème ou la question que le texte partage avec l'oeuvre et le parcours étudiés durant l'année dans le cadre de l'objet d'étude "La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle". Pour développer son argumentation, le candidat s'appuie sur sa connaissance de l'oeuvre et des textes étudiés pendant l'année, il peut en outre faire appel à ses lectures et à sa culture personnelles. Cette production écrite est notée sur 20 : la contraction de texte sur 10 et l'essai sur 10. L'épreuve orale (réforme 2019) Durée : 20 minutes (= 10 mn + 10mn) Préparation : 30 minutes Coefficient 5 au baccalauréat général comme technologique Le descriptif L'épreuve se fonde sur le "descriptif des activités" remis par l'enseignant, qui rend compte du travail qu'il a mené avec la classe durant l'année de première. Il prend la forme d'un récapitulatif des œuvres et des textes étudiés, en distinguant ceux qui ont fait l'objet d'une étude détaillée, sur lesquels les candidats peuvent être interrogés dans la première partie de l'épreuve. Sauf mention expliquant et justifiant l'anomalie, chaque objet d'étude doit comporter : pour le baccalauréat général au moins 6 textes susceptibles de donner lieu à une interrogation (3 extraits au minimum pour chaque oeuvre, 3 extraits pour le parcours associé) pour le baccalauréat technologique au moins 4 textes susceptibles de donner lieu à une interrogation (2 extraits au minimum pour chaque oeuvre, 2 extraits pour le parcours associé) Ce descriptif comporte également une partie individuelle indiquant l'oeuvre choisie par le candidat parmi celles proposées par l'enseignant au titre des lectures cursives obligatoires ou parmi celles qui ont été étudiées en classe : cette oeuvre fait l'objet de la seconde partie de l'épreuve. Le descriptif est signé par l'enseignant et porte le cachet de l'établissement. Il est communiqué à l'examinateur au début de l'épreuve. Il dispose des mêmes documents pour l'épreuve et pour sa préparation. Accueil du candidat Après avoir accueilli le candidat, l'examinateur lui indique : le texte et le passage du texte retenu, avec une éventuelle sélection du passage à expliquer si le texte excède le format d'une vingtaine de lignes de prose continue; la question de grammaire posée, qui ne peut concerner qu'un passage de l'extrait faisant l'objet de l'explication de texte. Ces éléments sont indiqués par écrit au candidat, au moyen d'une fiche qui lui est remise et qu'il signe avant de commencer sa préparation. Le candidat a alors 30 minutes de préparation. Première partie de l'épreuve orale : exposé sur un des textes du descriptif Durée : 12 minutes À l'issue de son temps de préparation : Le candidat propose d'abord une lecture à voix haute juste, pertinente et expressive du texte choisi par l'examinateur, après l'avoir situé brièvement dans l'oeuvre ou le parcours associé. (2 points) Le candidat propose une explication linéaire d'un passage d'une vingtaine de lignes, sélectionné par l'examinateur dans le texte, quand celui-ci excède cette longueur. (8 points) Le candidat répond à la question de grammaire posée par l'examinateur au moment du tirage. (2 points) Seconde partie de l'épreuve : présentation de l'oeuvre choisie par le candidat Durée : 8 minutes Cette partie de l'épreuve notée sur 8 points, évalue l'expression orale, en réclamant du candidat une implication personnelle dans sa manière de rendre compte et de faire partager une réflexion sur ses expériences de lecture. Elle se déroule en deux temps successifs, le premier n'étant qu'un point de départ pour les interactions qui le suivent et qui constituent l'essentiel de l'épreuve : Le candidat présente brièvement l'oeuvre (choisie parmi les oeuvres analysées ou données en lectures cursives) qu'il a retenue et expose les raisons de son choix ; le candidat réagit aux relances de l'examinateur qui, prenant appui sur la présentation du candidat et sur les éléménts qu'il a exposés, évalue les capacités à dialoguer, à nuancer et à étoffer sa réflexion, à défendre son point de vue sur la base de la connaissance de l'oeuvre. NOTA BENE L'oral se déroule sur convocation expresse, après les écrits. L'examinateur peut être ou peut ne pas être le correcteur de l'écrit. L'examinateur, tout comme le correcteur de l'écrit, n'est en aucun cas un professeur de l'établissement d'origine. L'ensemble des textes soumis à lecture analytique pendant l'année aura été consigné dans une liste (transmise par votre enseignant, après visa du Proviseur, au Rectorat pour redistribution au centre d'examen en juin) appelée descriptif: ce descriptif est un document officiel et obligatoire le jour de l'épreuve orale. Après un temps de préparation obligatoire et incompressible de 30 minutes, l’épreuve orale face à l’examinateur dure 20 minutes et se compose de deux parties, de 10 mn chacune et comptant chacune pour 10 points. L'examinateur soumet tout d'abord le candidat à une lecture du texte à haute voix, épreuve (2 points) qui réclame de un entrainement régulier, signifie d'emblée un degré de maîtrise et de la langue et du sens d'un texte, et donne le ton pour le reste de l'épreuve. L'examinateur de l'oral, unique et identique pour les deux parties de l'épreuve orale, écoute sans l'interrompre le candidat qui a sous les yeux les 3 documents autorisés et recommandés (voire obligatoires): son brouillon (il a eu 30 mn pour rassembler ses idées, ses souvenirs du cours) ainsi que son descriptif, et son texte, vierge de toute écriture ou signe distinctif, tout au long de l'épreuve orale, i.e. lors de la préparation ET lors du passage. Les deux sous-épreuves (exposé + entretien) s'enchaînent sans temps de pause intermédiaire. L'élève ne connaît pas sa note en sortant de l'épreuve, les commissions d'harmonisation réunissant les différents jurys devant encore se réunir et statuer sur les notes, voire les réviser, en les ajustant à la moyenne académique. Les attentes de l'examinateur à l'oral Pour la première partie d’explication de texte, l’examinateur va vous juger sur votre connaissance du texte, vérifier que votre analyse est à la fois juste, structurée et argumentée, et qu’elle s’appuie sur des exemples précis tirés du texte. Bien respecter le temps imparti est aussi un critère : gardez un œil sur la montre ! Pour la seconde partie, ses critères reposent essentiellement sur votre réactivité, vos connaissances en matière littéraire, ainsi que vos qualités de communication, d’argumentation et d’expression orale. La réforme 2019 applicable en 2020 juge à l'oral deux aptitudes contradictoires et complémentaires: - en première partie, savoir bien lire un texte et restituer un cours assimilé, - en seconde partie, savoir se détacher du cours et faire valoir une expérience de lecteur ainsi qu'une culture personnelle !
- La problématique (dans le cadre du commentaire)
La problématique fixe un cap démonstratif au texte et correspond au projet de lecture. Elle est le grand dénominateur commun de tous les axes du plan. Elle peut immédiatement se dégager de la lecture spontanée du texte et découler des impressions de lecture ressenties. Elle peut aussi s'élaborer au terme d'une collecte d'indices et perception du texte. Elle se place au milieu de l'introduction, entre la présentation-situation du passage à commenter et l'annonce du plan. ATTENTION la problématique et le plan ne se confondent pas: le plan n'étant que la réponse à l'enjeu questionné par la problématique. Chaque candidat peut formuler sa problématique (de sorte qu'aucune problématique n'est attendue a priori par le correcteur) même si un texte littéraire identique va sans doute produire des problématiques au moins convergentes (pour ne pas dire similaires). Une problématique doit être : - unique (une seule question, sur un seul aspect, ample mais unique), (pas de "en quoi le texte est-il d'abord comique puis ensuite tragique?" mais plutôt "en quoi la tonalité du texte est-elle ambiguë?"; - spécifique: adaptée à ce texte en particulier (pas de "en quoi le texte est-il typique d'un extrait de roman?" or on peut imaginer que tous les extraits d'un roman sont, dans la majorité des cas, typiques d'une narration romanesque !) - simple, accessible (ni jargon ni technicisme abscons) (au lieu de "En quoi le texte est-il épidictique?", on demandera plus simplement: "en quoi le texte est-il critique?") - littéraire (de façon à questionner des moyens d'écriture en fonction de fins esthétiques). Cela signifie: pas de questionnement psy sur les personnages: "en quoi le personnage est-il malheureux?" devenant plutôt "comment, en quoi le pathos gagne-t-il tout le texte?"); bref, il s'agit d'adopter un regard d'analyste littéraire, d'expert littéraire. On évitera aussi le questionnement en forme de jugement de valeur péremptoire: "en quoi le personnage a-t-il tort?" qui avec le recul de l'expert en littérature, deviendra plutôt: "en quoi le personnage devient-il anti-héros?"
- A l'attention de l'apprenti-rédacteur
[Vaut pour la dissertation et le commentaire] Comment formuler? Comment se relire?
- Le commentaire
METHODOLOGIE POUR LE COMMENTAIRE LITTERAIRE Conventions rédactionnelles introduction, développement et conclusion seront entièrement rédigés, sans abréviations ni caractères mathématiques. L'énonciation reste neutre ("nous" de modestie, "on", "le texte", "l'extrait" etc. mais pas de "je".) Présentation On saute une ligne : entre l'introduction et le développement, puis entre le développement et la conclusion. On s'astreint à faire figurer pour chaque paragraphe: un exemple tiré du texte à commenter et un mot-clé (Sinon le paragraphe est incomplet et manque de force). Structure du devoir L’INTRODUCTION Elle doit faire de 5 à 10 lignes Elle se subdivise en 3 parties, clairement délimitées par des paragraphes (avec alinéa d'un carreau au début du paragraphe) Les 3 parties de l'introduction: Amener le sujet, en partant d'une notion très générale parmi celles suggérées : LE TOPOS / L'AUTEUR, son oeuvre, son MOUVEMENT littéraire d'appartenance / LE GENRE LITTERAIRE du texte concerné; Formuler une question de commentaire, une problématique générale, qui va guider l'étude de texte (pour l'oral, il suffit de reformuler la question posée par l'examinateur); Annoncer de façon explicite à l'aide de connecteurs logiques les différents moments de son explication : d'abord nous allons étudier … puis … et enfin … LE DEVELOPPEMENT il comptera deux à quatre pages Il peut faire 2 grandes parties, 3 grandes parties sont néanmoins préférables. Chaque grande partie est annoncée très clairement par une phrase simple : « Il s'agit maintenant d'étudier en quoi … ». Retenir la règle de base : une idée = un paragraphe avec 1 mot-clé et 1 exemple précis. Chaque grande partie (les I/, II/, III/ de votre plan) contiendra une ou deux sous-parties (les 1/, 2/ du plan). En tout le devoir comptera donc minimum 4 sous-parties et dans le cas idéal 6 sous-parties matérialisées par des paragraphes nets. Le commentaire littéraire exige que l’on se concentre sur un seul texte. Aucun intérêt à sortir du texte. Les exemples tirés du texte devront être brefs (=ciblés) et aller à l’essentiel : ainsi, pour un poème si l’on veut citer un effet de rime, pas la peine de reprendre les deux vers concernés, citer la rime ainsi guère/guerre suffit à prouver ce que l’on a dit. L’exemple peut être introduit ainsi : « Ex. : … » L’exemple ne vient qu’à la fin : d’abord on expose son idée, à l’aide d’un mot clé, puis on illustre. Exemple : Le topos de la guerre est au cœur de ce poème, ainsi que le prouve le champ lexical de la violence, présent avec des termes tels que « dépouiller », « piller », « massacre ». On a commencé le paragraphe avec l’idée générale, puis on a fait figurer des mots-clés de l’analyse littéraire tels que « champ lexical » pour enfin en venir à l’exemple, sous forme de termes cités (rappel : un champ lexical commence avec 3 termes). LA CONCLUSION Elle comptera 2 parties, visibles aux alinéas en début de paragraphe : Une phase de récapitulation claire « Afin de montrer… nous avons d’abord vu… puis analysé … afin d’observer enfin… ». Une phase d’ouverture, de questionnement plus large, qui peut partir sur une des directions ci-proposées (éventuellement cumulables entre elles): Le reste de l’œuvre de l’auteur (sa bibliographie), son mouvement littéraire, Le genre littéraire de l’œuvre, Le registre dominant éventuellement (voir comment il est mis en place chez d’autres auteurs, dans d’autres arts), Le topos, le problème littéraire ailleurs, dans le temps, l’espace (à d’autres époques, chez d’autres auteurs, voire dans d’autres pays, voire même dans d’autres arts). Toute référence se fera en langue française (on aura alor soin de donner les oeuvres du domaine étranger dans leur traduction française). LES REFERENCES (vaut aussi pour la dissertation) ATTENTION toute référence se gardera d'être trop générationnelle, trop facile (de circonstance, médiatique) ou à l'inverse, trop confidentielle, trop à la mode. On restera dans les lettres et les arts, avec des références valorisantes et transmissibles. Ainsi, on évitera le clin d'oeil facile aux polémiques récentes de la vie politique, on évitera la référence en forme de simple allusion (sans justification), et on se gardera de verser dans le pédandisme ou le snobisme (à quoi bon citer un moldave ?!). En revanche il est toujours possible de faire valoir une référence plus "risquée" ou inattendue, mais à condition de soigneusement en justifier le recours. Enfin, ne pas oublier que nos correcteurs ont une certaine culture, une formation universitaire déterminée, et qu'ils ont souvent une idée assez nette de ce qu'ils jugent comme étant de la culture admise: il convient donc de se hisser à cette hauteur, plutôt de vouloir imposer le dernier succès de librairie ou le film d'action vu entre copains. Pour vérifier que sa référence est admissible et audible, voir: le manuel scolaire, à l'index des noms cités; le site de France Culture, voir si notre référence y a fait l'objet d'une émission (si OUI, la voie est libre !)
- La question de grammaire: 2 exemples
Exemple 1: la négation Tiré du Mariage de Figaro, I, 2 Suzanne. De l’intrigue et de l’argent : te voilà dans ta sphère. Figaro. Ce n’est pas la honte qui me retient. Suzanne. La crainte ? Figaro. Ce n’est rien d’entreprendre une chose dangereuse, mais d’échapper au péril en la menant à bien : car d’entrer chez quelqu’un la nuit, de lui souffler sa femme, et d’y recevoir cent coups de fouet pour la peine, il n’est rien plus aisé ; mille sots coquins l’ont fait. Mais… (On sonne de l’intérieur.) Suzanne. Voilà madame éveillée ; elle m’a bien recommandé d’être la première à lui parler le matin de mes noces. Figaro. Y a-t-il encore quelque chose là-dessous ? Suzanne. Le berger dit que cela porte bonheur aux épouses délaissées. Adieu, mon petit fi, fi, Figaro ; rêve à notre affaire. Figaro. Pour m’ouvrir l’esprit, donne un petit baiser. Suzanne. À mon amant aujourd’hui ? Je t’en souhaite ! Et qu’en dirait demain mon mari ? (Figaro l’embrasse.) Suzanne. Eh bien ! eh bien ! Figaro. C’est que tu n’as pas d’idée de mon amour. Suzanne, se défripant. Quand cesserez-vous, importun, de m’en parler du matin au soir ? Figaro, mystérieusement. Quand je pourrai te le prouver du soir jusqu’au matin. (On sonne une seconde fois.) Suzanne, de loin, les doigts unis sur sa bouche. Voilà votre baiser, monsieur ; je n’ai plus rien à vous. Figarocourt après elle. Oh ! mais ce n’est pas ainsi que vous l’avez reçu. Exemple 2: analyse syntaxique (= découpage de phrase) A partir d'un extrait de Ruy Blas III, 5
- Lien 1e/Tle
Se préparer à la en terminale (par exemple pour rentabiliser son été) : quelques liens utiles Conseils d’une collègue prof de philo en CPGE (Lycée Vauvenargues, CPGE scientifiques, ML BINZONI) Ceci n'est pas un manuel de philosophie de Charles PÉPIN (Flammarion) (assez scolaire malgré tout : https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/documents-temoignages-et-essais-d-actualite/ceci-n-est-pas-un-manuel-de-philosophie Qui suis-je et si je suis combien? De Richard David PRECHT (se lit de façon plus linéaire mais chaque chapitre forme un tout, il entremêle auteurs classiques et données récentes scientifiques) La philo télégénique Par le prof de philo (à sc. Po) Raphael ENTHOVEN, émission TV sur ARTE "philosophie" qui parlait des notions du programme avec simplicité exactitude. En 25 mn chrono, chaque émission, invitant en plus des spécialités reconnus de la question, problématisait la notion : "nature", "violence", "vérité"... La philo au lycée, en prépa, à Sciences Po le blog de la Pr L. HANSEN-LOVE: http://hansenlove.over-blog.com Réviser ses classiques Sources académiqueq (vérifiée) Académie de Grenoble Une anthologie de grands textes philosophiques: http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/category/textes/ Un peu de terminologie: http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/category/baccalaureat/reperes/ Académie de Bordeaux: les TICE au service de la philo https://ent2d.ac-bordeaux.fr/disciplines/philosophie/penser-le-numerique-2/ressources/ On air Des questions faussement décalées, naïves ou provocatrices à la radio : « philosophie du Rugby », « philosophie du surf », « la force peut-elle être juste ? », « peut-on forcer quelqu’un à être libre ? », « l’art doit-il être beau ? », « la violence est-elle une vertu ? », « comment rester droit quand tout s’effondre ? » etc. parmi les plus belles questions posées par l’émission… https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie Projet eee du lycée de Sèvres cycle de conférences: https://projet-eee.eu/videos-categories/philosophie/ Et sinon, la bonne copie de bac? Bonus: la philo selon Ernest
- Histoire littéraire
Chronologie littéraire détaillée Mouvements, genres, oeuvre et auteurs: vue d'ensemble La littérature parmi les arts Cinéma et littérature: révision des notions sur grand écran Notions en mots et en images Lire utile : élaborer des fiches de révision
- Le français au lycée
Travailler au lycée, réussir au lycée: FAQ Pour rentabiliser son été et préparer sa rentrée 2019 (liaison 2nde/1e): en vue de la rentrée 2019 en première, quelques lectures et conseils de documentation utiles et accessibles. Le "choc" collège/lycée? Le "fossé" entre le collège et le lycée (qui ne devrait pas avoir lieu mais qui, pour diverses raisons longues à établir mais connues, existe de fait) a longtemps désigné le passage de la classe de seconde à la classe de première, en français classe d'examen. De plus en plus cependant, on observe que le virage parfois périlleux se négocie entre le collège et le lycée général devenu quasi automatique (avec toutes les conséquences à en tirer). Le collège n'a pas pour vocation à préparer au lycée général; il acte, en fin de troisième, via le DNB (= ex-Brevet des collèges), l'acquisition d'un socle commun de connaissances, qui peut aussi bien déboucher sur une voie professionnelle, technologique ou générale. Le lycée général avec son cortège de méthodes et d'exigences n'est donc qu'une option parmi d'autres. L'examen de bac de français ("EAF") au format et aux attentes plutôt similaires en filières générale et technologique (à quelques aménagements près) n'est pas préparé par le travail de collège actuel. Le collège mise sur: la découverte, l'abord ludique, la découverte d'un patrimoine culturel et des notions et concepts littéraires, Les exercices y sont plus courts, et à base de repérage et de restitution des connaissances. Au lycée, en revanche, changement d'objectif et changement d'échelle, changement aussi bien qualitatif que quantitatif, en fonction de l'examen final (épreuve anticipée de français de niveau plutôt ambitieux); l'élève est mis face à de l'analyse textuelle de détail, la culture exigée est plus vaste et plus dynamique (il s'agit de relier entre eux les divers éléments appris), le propos doit être problématisé, et le raisonnement attendu doit s'éprouver au fil de longues copies construites; il s'agira, au sein d'un même devoir (de commentaire ou de dissertation), de cumuler et conjuguer plusieurs opérations mentales. Si atteindre la moyenne en collège était quasiment acquis, en lycée cela réclame souvent un ajustement des durées et méthodes de travail et exige un temps d'adaptation plus ou moins long selon les élèves (élèves plus ou moins formés, plus ou moins habitués à de longues journées de travail, plus ou moins capables de concentration mais aussi de complexité dans la pensée, plus ou moins rapides dans la mise au travail etc.). Les élèves dotés d'une bonne culture, qui ne sont pas arrêtés par la langue française, habitués à raisonner au-delà de ce que réclame le quotidien et prêts à l'abstraction sont forcément mieux préparés que les autres. Cette avance de certains sur les autres renvoie forcément, à la fois à des talents propres et à des situations sociales et familiales telles que "le terrain" a plus ou moins été préparé. Aussi, même un bon élève de collège n'est pas assuré de pouvoir tout de suite développer toutes les compétences en jeu au lycée: un ancien bon élève assidu, enjoué, normalement attentif, capable de restitution globale au collège n'a pas forcément été formé au raisonnement analytique, long, complexe, étayé (adossé à une certaine culture) et (relativement) autonome tel qu'on le pratique au lycée. Résorber cet écart est tout à fait à la portée des élèves, à condition de : Lire abondamment, souvent, de grandes œuvres (i.e. mangas, sagas, romans de gare exclus), éplucher également ou à défaut le manuel scolaire car il vaut pour anthologie de la culture à acquérir d'ici la fin du lycée. Il faudra donc avoir assimilé le manuel avant la fin de l'année scolaire. Chaque élève doit se saisir de son manuel scolaire et lui seul peut en effectuer l'incompressible travail de lecture autonome et planifié attendu. La fréquentation assidue du manuel permet à terme d'enrichir la réflexion et de la faire sortir des considérations les plus évidentes et les moins originales. Suivre chaque conseil de méthode fourni par le professeur en cours et dans les copies. Trop souvent, les élèves négligent les documents indiqués: annexes, références et modèles fournis par le professeur. La présence en classe doit être active, responsable et vigilante: si le professeur en parle, c'est que c'est utile et si le professeur l'écrit au tableau, c'est que c'est nécessaire. L'écart est béant entre ceux qui prennent le cours a minima (gribouillant un mot sur dix) et ceux qui s'emparent de chaque bribe.) Comment travailler efficacement en français durant ses années de lycée? Pour travailler -et de façon rentable!- pendant, avant et après le cours de français: en pdf à télécharger, quelques évidences mais aussi quelques informations à destination des classes de 2nde et de 1ère. Le programme de français du collège au lycée L'évolution des exigences en français, des acquis visés et des compétences à acquérir dans la matière "français" figure dans le document (2 pages) à télécharger au format pdf. Il s'agit d'avoir une vision panoramique du travail en français du collège au lycée, et d'apprécier de quoi l'on part et où l'on doit arriver. Quels exercices au "bac de français" et donc, de façon générale, au lycée? Au bac, ce sont en vérité (réforme 2019) 4 à 6 exercices distincts qui composent le panel à maîtriser en vue du bac de français en fin de première: le commentaire écrit, organisé et problématisé, le commentaire à l'oral, linéaire, sur des textes étudiés en classe, la dissertation sur œuvre (nouveau!) du programme, ou "essai" (en séries technologiques) (nouveau!), la contraction de texte (séries technologiques) (nouveau!) la question de grammaire à l'oral (nouveau!) la présentation de l'œuvre choisie à l'oral (nouveau!) suivie l'entretien avec l'examinateur à l'oral. La méthode de ces différents exercices est à retrouver, détaillée, à l'onglet dédié du présent site web. Chaque trimestre mettra l'élève face à trois exercices différents: commentaire, dissertation et présentation d'œuvre. Autant que les emplois du temps (des élèves, du professeur et la disponibilité des salles d'examen) le permettront, les élèves auront des travaux en classe, en temps réel (4h d'épreuve pour coller au format du bac de français). Des oraux seront mis en place en première sur les deux créneaux disponibles à partir de la fin du 1er trimestre ou semestre (heures en demi-groupes). Pour les exercices écrits, des critères d'évaluation et de validation fondent les attentes vis-à-vis de la copie. Quel entraînement? Quel rythme évaluatif? Le professeur, qui a composé son programme dans le cadre ministériel, a aussi la liberté de déterminer (fonction du niveau de la classe, de son expérience des œuvres littéraires, de ce qu'il sait de leur réception par les élèves des années 2000 etc.) ce qui sera le planning des évaluations, leur rythme, leurs modalités. En général, trois notes fondent le trimestre, quatre notes par semestre. Le délai de correction des travaux écrits est de 15 jours en moyenne. Pour information, un paquet de 35 copies de français (en moyenne 5 pages rédigées, à commenter et annoter) réclame au bas mot (pour un correcteur aguerri) 07h00 de correction. Comment joindre le professeur? Le contact avec les parents se fait prioritairement sur: les horaires institutionnels prévus par l'établissement (=les diverses réunions parents-professeurs, plénières et individualisées, cf. onglet latéral gauche du présent site web). Ne pas hésiter à rédiger un mail ou une question à l'attention du professeur afin que l'ordre du jour d'un futur rendez-vous éventuel soit d'emblée clarifié et que l'on gagne ainsi du temps précieux dans la réflexion commune: lydia.blanc [at] ac-aix-marseille [point] fr Les élèves (et les parents) des années 2000 demandent de plus en plus de "méthode"; pourtant, quelques rappels et conseils de bon sens sauront déjà faire la différence entre bons élèves et élèves vite perdus: lire en détail les appréciations de copies, et confronter la copie au corrigé du professeur. lire entre les lignes (= au-delà des formules rituelles, policées et conventionnelles) les appréciations de bulletin où chaque mot compte, et en tirer -lucidement et honnêtement- toutes les conséquences.
- Genet
Présentation de l'auteur Paru en 2010 (Jean GENET aurait eu 100 ans) cet article synthétique en forme d'hommage, par l'hebdomadaire culturel Télérama . Un siècle d'écrivain sur GENET L'expo GENET au MuCEM (2016) https://www.mucem.org/programme/exposition-et-temps-forts/jean-genet-lechappee-belle Le journal du voleur (1949) Autofiction publiée par GALLIMARD Lecture au MuCEM Les bonnes: addendum de l'auteur La mise en scène des Bonnes par J. VINCEY (Athénée, 2012) Critique du quotidien Le Monde en cliquant ici pour aller sur la page internet du journal le Monde. Jacques VINCEY/Jean GENET Dossier de presse (2012) Annexe: le théâtre à lire et à voir selon Dario FO Préparer l'entretien au bac Pour la partie dite "entretien", le jour de l'oral, voici une liste de dix questions envisageables à méditer en s'aidant du cours, du manuel, du présent site web ou de votre culture personnelle: Le théâtre est-il fait pour être lu ou pour être vu? Les Bonnes sont-elles une pièce moderne ou traditionnelle? Les Bonnes sont-elles une comédie ou une tragédie? Les Bonnes ne contiennent ni acte, ni scène, ni même de "tableau" comme écrivait Ionesco. Comment l'expliquer? Quel est l'effet recherché par le dramaturge? Qu'en est-il du théâtre aujourd'hui (années 2000) en France? Jean Genet est-il encore joué de nos jours? Comment expliquer que de toutes les pièces de Genet , les Bonnes soient sans doute la plus jouée, en France comme à l'étranger? Présentez Jean Genet. Jean Genet s'est engagé, pour la cause palestinienne notamment. Est-ce là le rôle d'un écrivain, d'un artiste? Connaissez-vous d'autres cas? Est-ce légitime, efficace? Jean Genet s'est lui-même présenté comme "un voleur" et a célébré sa proche déchéance dans divers écrits. Il est, en somme, un "poète maudit". Pouvez-vous expliquer le concept? En trouver d'autres illustrations? Annexe: la folie féminine au théâtre avant et après GENET entre furor tragique et hystérie psychotique (de RACINE à KOLTES)
- Voltaire
Le siècle des Lumières (MOOC Grand Palais) Histoire Le siècle des Lumières en littérature Voltaire vu par la presse générale On y voit successivement les aspects mondain, polémique et progressiste de VOLTAIRE. Le magazine littéraire Lire Le Nouvel Observateur Le texte de Candide depuis le site de la BNF: https://candide.bnf.fr/candide.pdf dossier de la BNF : https://candide.bnf.fr Présentation du philosophe https://www.franceinter.fr/culture/voltaire-le-bel-esprit Voltaire épistolier, témoin de son époque conférence ENS/PSL Voltaire, un réformiste Voltaire et l'affaire Calas La sagesse devenue maxime ou slogan? Un article sur l'art du spectacle dans les contes voltairiens Magali Fourgnaud, «« Tout n’est qu’illusion » : théâtralité et spectacularité dans les trois contes de Voltaire (Zadig,Candide,L’Ingénu) », revue des littératures et des arts, « Agrégation 2020 », n° 20, automne 2019: https://revues.univ-pau.fr/opcit/536 Candide: questionnaire d'entrée dans le conte Comment Candide se sauva d'entre les Bulgares... Le texte (début du chapitre) Relevé de remarques sur le début du chapitre III "Comment on fit un bel auto-da-fé ..." Le texte L'étude de texte Candide sur les planches mise en sc. Arnaud Meunier, vu au TNN de Nice Anthologie de textes Le Mondain (extrait) L'affaire Calas "Prière à Dieu" Dictionnaire philosophique , art. "égalité" Les chemins de la philosophie (France Culture) Une question malicieuse : y a-t-il des limites à la tolérance? Voltaire de nos jours? L'hommage genevois au voisin ferneysien http://institutions.ville-geneve.ch/fr/bge/bge-numerique/personnalites/voltaire/ Voltaire à Ferney Voltaire à Ferney (bis)







