Une séquence inaugurale en seconde, pour poser les bases de l'analyse
Dernière mise à jour : 12 oct.
phase 1 : interroger le lien entre fond ET forme, fins ET moyens du texte






Les catégories d'analyse à mobiliser pour faire parler et signifier un texte littéraire

les erreurs de l'analyse: le kilo de plume ne vaut pas le kilo de plomb
Toutes les erreurs ne présentent pas le même degré de gravité. Les deux années de français les résorbent peu à peu.

La question rituelle: "l'auteur a-t-il vraiment voulu dire ça ?"
Les hors-sujets complets, qui terrifient des générations d'élèves, sont rares, souvent issus d'un état émotionnel, ou d'un niveau linguistique du candidat ou d'une négligence exceptionnels, relevant de circonstances particulières.
Le contresens peut survenir du fait d'un problème de compréhension du sens littéral (vocabulaire) ou d'un manque de culture, ou même de vigilance face au texte. Personne n'en est tout à fait à l'abri.
Si l'on admet donc qu'on voit, on repère - tous autant que nous sommes - souvent à peu près la même chose sur un texte (du moins dans l'impression générale qu'il produit), c'est parce que l'auteur, professionnel de l'écriture le plus souvent, a voulu signifier telle ou telle chose et s'en est donné, formellement les moyens, dans son écriture.
Mais comment s'assurer qu'on n'est pas dans la sur-interprétation? -Eh bien on n'est pas sans garde-fou.
Vérifier la cohérence interne (au fil de l'œuvre étudiée) et externe (dans ce que le reste de sa bibliographie) nous dit de l'auteur. Même si des revirements sont possibles, ils restent très rares.
Vérifier éventuellement les discours secondaires, le méta-texte, les analyses d'universitaires, les documents annexes (correspondance de l'auteur, interviews pour les contemporains où il peut être amené à préciser la valeur de son écriture, ce qui est le cas pour DURAS, Tanguy VIEL ou W. MOUAWAD). On peut aussi comprendre indirectement l'auteur et son esthétique, ainsi Mme de la FAYETTE parce qu'on lit Gilles MENAGE ou Le Duc de LA ROCHEFOUCAULD, ou par contrepoint, on peut suivre les débats entre LA FONTAINE et HUET pour mieux cerner l'esthétique des Fables...
Certains auteurs à toutes époques produisent des textes à vocation exégétique ou à valeur explicative: des éditions augmentées, des brouillons (l'univ. de Rouen a mis en ligne les brouillons de FLAUBERT, la BNF met à disposition les brouillons de BAUDELAIRE ou d'APOLLINAIRE, les carnets d'enquête de ZOLA ont même été publiés ; on dispose des préfaces (HUGO y indique souvent comment comprendre ses pièces), des réflexions théoriques (CORNEILLE et ses discours sur le poème dramatique), sa correspondance (CAMUS, PONGE font ça)...
Il n'y a ensuite qu'à justifier avec méthode et précision son hypothèse. C'est tout l'enjeu du paragraphe argumenté, appelé aussi élément de réponse ou paragraphe d'analyse.

Phase 2. Cas d'application en début de seconde générale : une courte séquence de poésie
Le naufrage par Joseph VERNET (1772)
Le corpus de poèmes baroques
Abord général & synthétique du groupement de textes : question de corpus
un exemple de problématisation & d'élucidation progressive: MARBEUF, "Et la mer et l'amour ..."
Devoir surveillé (avec tous documents) : énoncé
tirage au sort

Proposition de corrigé à partir du poème de SPONDE
Phase 3. intégrer les étapes de la réponse telle qu'attendue au lycée et exigible à l'examen
Le paragraphe d'analyse : vers un raisonnement progressif et étayé
exemple 1, réalisé en 45 mn en classe
exemple 2, réalisé en 45 mn en classe
pour aller plus loin
extraits de :






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