top of page

La problématique

  • Photo du rédacteur: LPB
    LPB
  • 7 janv.
  • 3 min de lecture

Comment formuler la problématique? Est-elle obligatoire?


Aux EAF, à l'écrit

Vaut pour la dissertation comme pour le commentaire

Au commentaire, elle est à l'écrit, à construire, par le candidat.

Les sujets de dissertation sont donnés plus ou moins problématisés: censément déjà guidés par le parcours, la re-problématisation s'avère parfois nécessaire.


Aux EAF, à l'oral

Elle n'est plus requise en tant que formulation explicite, depuis les nouveaux programmes de 2019.



Savoir problématiser s'avère également utile en philosophie, en SES, en histoire-géographie, notamment.






Comment la définir?

Les collègues de philosophie parlent de "question posée à la question"

ou d'art de transformer "la question en problème".


Si l'on suit la définition donnée, pour le français, par les éditions LeLivreScolaire :

"C'est une question qui rend compte des enjeux du sujet ; c'est à elle que chaque axe (ou partie) va répondre. Pour la formuler, il faut s'appuyer sur le travail effectué sur le sens du sujet [ou du texte, s'il s'agit d'un commentaire] et son implicite."

par Romain LANCREY-JAVAL (lettres)

-> la problématique y serait "ce qui résiste", ce qui va "à l'encontre de la doxa", ce qui génère une tension dans le sujet, et constitue le "Sésame" dans lequel rentrer dans le coeur (le trésor) du sujet...


La problématique en philo... mais pas que


Adèle VAN REETH (philosophie)

cf. le début de la conférence


et sur la notion de problème/problématisation/question, même si ici appliquée au domaine philosophique:

-> la "transformation de la question en problème"

-> montrer que "la question n'est pas si simple"


Mes conseils pour débloquer le questionnement initial et engager une problématisation

Relire le texte /le sujet, ne pas se précipiter sur la rédaction du devoir, ses stylos ou ses surligneurs ...

Au contraire, s'autoriser à consacrer 10 mn incompressibles à cette première réflexion immédiate.


Prendre le temps de reformuler, peser le ratio du sujet (ou du texte): évaluer ce qui nous plaît vs ce qui nous dérange, ce qui nous semble évident vs complexe, ce qui nous semble souhaible, bénéfique ou pas (à quel niveau et pour qui) ;

Pour une dissertation, identifier quelle serait pour la majorité des gens, la première réponse immédiate (la doxa, qu'il faudra contester ou dépasser).


Repérer et comparer, s'il s'agit d'un texte, ce qui l'ouvre vs ce qui le clôture...

Etre à l'écoute, sans honte, pour un texte à commenter, des moments où l'on est entravé ou gêné: mots difficiles, sens obscur, enchaînement étourdissant qui finit par nous perdre... Les zones qui nous résistent sont toujours très significatives.

Pour un commentaire, se demander ce que dit le texte vs ce qu'il veut dire.

Pour un sujet de dissertation, se demander, en laissant parler son "esprit d'escaliers", ce qui découle du postulat contenu dans le sujet; raisonner sur les implications et conséquences en cascade.


S'obliger à parler du sujet ou du texte à haute voix (si l'on peut, pour un devoir à la maison), pendant 5 mn sans interruption, en s'enregistrant si possible. Oraliser obligera mécaniquement à se laisser porter par le flot des réflexions, une chose en entraînant souvent une autre et permettant de légitimer les premières impressions pour en faire des bases du raisonnement donc un début d'analyse.



Comment dessiner un plan qui permette à coup sûr de s'engager dans l'analyse?

(et nous prémunisse de la paraphrase) en ce qu'il permet déjà de hiérarchiser nos impressions et donc témoigne d'une vision interprétative :


le plan en deux parties simple mais faisable,

  1. A priori, selon la doxa, à première vue, en surface...

  2. A bien y regarder, en vérité, en profondeur...

Commentaires


©2020-25 par LPB

bottom of page