La problématique (dans le cadre du commentaire)

La problématique fixe un cap démonstratif au texte et correspond au projet de lecture. Elle est le grand dénominateur commun de tous les axes du plan.

Elle peut immédiatement se dégager de la lecture spontanée du texte et découler des impressions de lecture ressenties.

Elle peut aussi s'élaborer au terme d'une collecte d'indices et perception du texte.

Elle se place au milieu de l'introduction, entre la présentation-situation du passage à commenter et l'annonce du plan.

ATTENTION la problématique et le plan ne se confondent pas: le plan n'étant que la réponse à l'enjeu questionné par la problématique.


Chaque candidat peut formuler sa problématique (de sorte qu'aucune problématique n'est attendue a priori par le correcteur) même si un texte littéraire identique va sans doute produire des problématiques au moins convergentes (pour ne pas dire similaires).



Une problématique doit être : - unique (une seule question, sur un seul aspect, ample mais unique), (pas de "en quoi le texte est-il d'abord comique puis ensuite tragique?" mais plutôt "en quoi la tonalité du texte est-elle ambiguë?"; - spécifique: adaptée à ce texte en particulier (pas de "en quoi le texte est-il typique d'un extrait de roman?" or on peut imaginer que tous les extraits d'un roman sont, dans la majorité des cas, typiques d'une narration romanesque !) - simple, accessible (ni jargon ni technicisme abscons) (au lieu de "En quoi le texte est-il épidictique?", on demandera plus simplement: "en quoi le texte est-il critique?") - littéraire (de façon à questionner des moyens d'écriture en fonction de fins esthétiques). Cela signifie: pas de questionnement psy sur les personnages: "en quoi le personnage est-il malheureux?" devenant plutôt "comment, en quoi le pathos gagne-t-il tout le texte?"); bref, il s'agit d'adopter un regard d'analyste littéraire, d'expert littéraire. On évitera aussi le questionnement en forme de jugement de valeur péremptoire: "en quoi le personnage a-t-il tort?" qui avec le recul de l'expert en littérature, deviendra plutôt: "en quoi le personnage devient-il anti-héros?"